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Le Labyrinthe d’abord invente le fil rouge
Franz Josef Czernin

500 exemplaires sur centaure naturel 110 g 168 pages au format 16 x 22 cm Traduit de l’allemand (Autriche) et présenté par Jean-René Lassalle

18 euros
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Ce livre présente les deux facettes principales de l’écriture de Czernin, hétérogènes et pourtant complémentaires : les poèmes à la structure d’horlogerie des sonnets de elemente, sonette (Hanser 2002) et la prose poétique et philosophique des aphorismes de das labyrinth erst erfindet den roten faden (Hanser 2005). La traduction veut recréer en français l’étrangeté de la langue de Franz Josef Czernin, dont l’allemand polysémique tresse sens littéral, sens métaphorique et réflexion linguistique en des méditations denses et sonores. Entre 1980 et 1992, Czernin a composé des centaines de sonnets imbriqués en « couronnes de sonnets » ou « hyper-sonnets », et traduit dans un allemand mutant un recueil des sonnets de Shakespeare. Il s’attaque à un second cycle à partir des années 90, réuni en livre en 2002 et dont une partie est traduite ici - les « sonnets des éléments ». Ces derniers sonnets ne sont plus insérés dans une vaste construction aux multiples contraintes sérielles comme les précédents, mais toujours la récurrence de mots sert une réduction volontaire et ascétique des moyens. L’accent est mis maintenant sur la complexité et la beauté propres à chaque sonnet, et les surdéterminations thématiques sont intégrées de façon plus organique. La première version de « Les aphorismes. Introduction à une mécanique » comporte 8 volumes plus un index, un flot semblant ne pas finir de plusieurs milliers d’aphorismes qui apparenterait l’auteur aux « fous littéraires » recensés dans l’encyclopédie de l’Oulipien André Blavier si les projets de FJ Czernin n’étaient pas rigoureusement arrêtés. FJ Czernin démystifie l’aphorisme en le soumettant à un constructivisme sériel qui lui donne une malléabilité outrée. La nouvelle version des Aphorismes, - dont 3 cycles sur 5 sont présentés ici en français - s’intitule « Le labyrinthe d’abord invente le fil rouge » et porte cette fois le sous-titre « Introduction à une organique ». Czernin semble avoir opéré ici comme avec ses sonnets : décantation de l’énorme somme de matériel accumulé, abandon de la superstructure sérielle, attention aux phrases isolées, relations organiques entre les motifs.

Franz Josef Czernin, né en 1952, est l’un des principaux poètes autrichiens actuels d’une grande richesse novatrice, ciselant ses expérimentations avec une force toute classique. Il poursuit une tentative encyclopédique d’épuisement amoureux de l’art du langage, travaillant une forme unique sur une dizaine d’années : ses domaines de prédilection sont le sonnet et l’aphorisme, qu’il renouvelle de manière originale. Franz Josef Czernin exerce une influence discrète sur l’extrême contemporain de la littérature allemande par son œuvre critique. Il est souvent cité par des poètes mais aussi parfois par des romanciers (comme Martin Mosebach). Il est récemment devenu membre de la Deutsche Akademie für Sprache und Dichtung de Darmstadt, qui décerne chaque année le prix Büchner, le plus haut prix littéraire allemand. L’Encyclopaedia Universalis, dans son article « Littératures allemandes », a qualifié la poésie de Franz Josef Czernin de « méta-discursive ».


 

 

 

Autour de l'ouvrage :

(Pas d'autre œuvre aux éditions Grèges)

 

 

         

 

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